• Le droit à l'alimentation, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans la Charte des droits paysans reconnue par l'ONU, reste pour un très grand nombre de personnes une non-réalité. Et encore moins le droit à une alimentation saine, équilibrée.

    Un collectif national regroupant ou travaillant avec plusieurs associations, mutuelles, syndicats, réseaux, s'est constitué autour de la notion de "sécurité sociale alimentaire" pour garantir à chacun.e ce droit. De leur réflexion collective vient de sortir un petit livret1 intitulé Encore des Patates ? Pour une Sécurité sociale de l'alimentation.

    Une "sécurité sociale alimentaire" 

    En 71 pages, sont abordées sous forme de BD alternant par chapitre avec des pages de textes et graphiques "Pour aller plus loin" la question de l'aide alimentaire, de l'agriculture, de la Sécurité sociale, du droit à l'alimentation et de la Sécurité sociale de l'alimentation.

    Une "sécurité sociale alimentaire"Une "sécurité sociale alimentaire"Une "sécurité sociale alimentaire"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    S'adossant au travail de l'association nationale, des expériences concrètes existent, comme le marché solidaire de Dieulefit (voir ici)

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    1.  Ce livret est disponible au magasin de Natura Ventoux (2€).


  • Extrait d'un article paru sur le site de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB). Voir aussi l'édito de la gazette de Natura Ventoux d'avril 2022.

    La filière légume bio se caractérise par :

    • des systèmes de production très divers: des légumiers (produisant du légume à grande échelle, de façon fortement mécanisée) aux maraîchers en passant par des céréaliers souhaitant diversifier leur rotation
    • des dynamiques de développement différentes selon les territoires
    • des modes de commercialisation très variés au niveau des fermes: vente directe, vente en magasin spécialisé et circuits longs
    • des niveaux d'organisation très hétérogènes selon les territoires, avec dans les principaux bassins de production la présence d'organisations économiques de producteurs de fruits et légumes bio oeuvrant à la structuration collective de l'amont.

     

    Le bio, des modes de production très divers

    cliquer sur le tableau pour l'agrandir


  • Pour qui n'aurait pas pu participer à l'initiative des Coquelicots du Ventoux, un entretien avec Marc Dufumier, agronome, spécialiste des systèmes agraires, est disponible ici :

    "La transition écologique : L'agriculteur doit être rémunéré pour ses services environnementaux".

    L'initiative des 4 et 5 mars :

     


  • A l'initiative : une élue et un maraîchier bio, principal vendeur,  rejoint par un producteur de pommes et un boulanger membre d’une coopérative, en bio et vivant dans des communes voisines. Cette initiative locale de "Sécurité sociale alimentaire" (SSA)s'inspire de la démarche nationale de SSA. Alors que la crise sanitaire a creusé encore plus les inégalités sociales, s'agit-il là d'un pallialtif, d'un accompagnement partiel dans un cadre fondamentalement inégalitaire ou d'une véritable solution ?  Ce type de marché implique en tous cas la responsabilité de chacun.

    Un accès à volonté à des produits bio et locaux conventionnés : c’est l’ambition du projet de « Sécurité sociale de l’alimentation ». Le « marché du lavoir », à Dieulefit (Drôme), s’en est inspiré.

    « De chacun selon ses moyens, à chacun selon sa faim. » C’est là tout l’esprit du marché qui réunit, chaque mercredi soir, une poignée de producteurs locaux autour de l’ancien lavoir de Dieulefit, dans la Drôme provençale. Depuis quatre mois, cette bourgade de 3 000 habitants est le théâtre d’une expérimentation visant à rendre concret le principe du « droit à une alimentation durable ».

    « Le principe est simple. Nous proposons trois prix. Un "prix du maraîcher", qui permet au producteur de couvrir ses coûts et de se payer à un niveau décent, un "prix solidaire" à 125 % de ce prix et un “prix accessible’’ à 65 % », explique Camille Perrin. Cette élue municipale depuis 2020 (sur une liste citoyenne) en charge des questions alimentaires est cofondatrice du « marché du lavoir ».

    Niché un peu à l’écart du centre, dans un quartier socialement mixte, le marché draine autant des habitants de l’écoquartier que des résidents de logements sociaux. En fonction de leurs revenus du moment, les clients choisissent l’un des trois prix et payent l’ensemble de leurs courses en suivant la grille tarifaire qui y correspond.

    Plus dans l'article de Reporterre. Et aussi sur l'historique du collectif national pour une sécurité sociale alimentaire.

    Mathieu Yon, le maraîcher bio de cet article, tient une chronique sur les joies et déboires d'un paysan bio ici.


  • La Via Campesina, mouvement international, est fortement engagé pour l'agroécologie et et la souveraineté alimentaire. 

    Depuis sa naissance en 1993, l'organisation, dans un souci de décentralisation, s'est implantée dans différentes parties du monde, dans un souci de décentralisation. Tous les huit ans son secrétariat change donc de continent.

    Depuis le 30 novembre, le siège du mouvement est de retour en Europe et plus précisément en France à Bagnolet.

     

    Natura Ventoux a participé à la Caravane des droits paysans initiée par la Via Campesina avec, en France d'autres organisations. Retrouvez notre articles dans la gazette de notre association du mois d'octobre.

    La Via Campesina en France

     

    La Via Campesina en France

     

     





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