• Bonjour,

    les nouveaux horaires d'ouverture de l'épicerie associative bio sont :

    MARDI : 9h30 - 12h30 et 15h - 18h

    MERCREDI : 15h - 18h

    JEUDI : 9h30 - 12h30 et 15h - 18h

    VENDREDI : 9h30 - 12h30 et 15h - 18h

    SAMEDI : 9h30 - 12h30

    FERME DIMANCHE ET LUNDI TOUTE LA JOURNEE

    A bientôt de vous rencontrer lors de votre visite.


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  • L’orange amère est le fruit du bigaradier. Son nom botanique est Citrus aurantium (famille des rutacées). le bigaradier est un arbre tropical originaire du sud-est de l'Asie. On le retrouve aussi en Égypte, Arabie et Syrie. La culture de cet arbre et les usages culinaires, aromatiques et médicinaux de son fruit amèr ont conquis l’Asie et l’Europe.

     

    Dans le bassin méditerranéen, le bigaradier est cultivé depuis le XIIIe siècle. On produit diverses huiles essentielles à partir de cet arbre :

    -l'essence d’orange amère est obtenue par l’expression à froid du zeste;

    -l’huile essentielle de petit grain est obtenue par distillation des feuilles,

    l’huile essentielle de néroli, par distillation des fleurs.

     

    Ces essences d’orange amère servent à aromatiser diverses boissons et préparations culinaires, et entrent aussi dans la composition de parfums. L'industrie pharmaceutique y a recours pour masquer le goût désagréable de certains médicaments. On attribue également à ces huiles essentielles des vertus sédatives, digestives, antidépressives et antispasmodiques.

     

    Le fruit : l'orange amère entre dans différentes recettes sous la forme de confiture d'oranges amères. On peut aussi utiliser son jus pour des sauces sucrées/salées ou des coulis. Enfin son jus et son écorce entrent dans la composition de nombreuses recettes de boissons alcoolisées comme le vin d'orange ou des alcool plus forts.

     

    Confiture d'oranges amères 

     

    Ingrédients : 700g d'oranges amères, 2.5 L d'eau, 1 jus de citron, 2.5 kg de sucre

    Préparation :

    -Laver les fruits et les couper en deux.

    -Enlever le jus et les pépins en les pressant. Couper la peau en petits morceaux. Mettre les pépins dans un sac de mousseline et les mettre dans un bol, avec le jus des oranges et du citron, l'eau et la peau. Laisser macérer de 24 a 48 heures, couvert.

    -Mettre dans une casserole et cuire a feu doux jusqu’à' a ce que la peau soit cuite (aprox..1.30 h.). Enlever le petit sac de pépins et essorer doucement. Enlever la casserole du feu et ajouter le sucre. Remuer jusqu’à dissolution.

    -Remettre la casserole sur le feu et porter à ébullition rapidement jusqu’à' à caramélisation. Retirer du feu et mettre en bocaux immédiatement.

    -Recouvrir avec le couvercle et retourner les bocaux à l'envers pendant environ l heure pour la conservation.

    Utilisation : à consommer tel quel sur une tartine mais on peut aussi l'incorporer dans de multiples recettes de gâteau, biscuits, pain d'épice..mousse au chocolat. On peut en mettre dans des sauces de viande pour des plats sucrés/salés.


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  • Film : Solutions locales pour un désorde global de Coline Serreau

    « Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »
    Coline Serreau.

    "Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.
    Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.
    Pierre RabhiClaude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.
    Cette série d’entretiens d’une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons. Oui, des solutions locales et des alternatives concrètes pour un meilleur partage des avoirs et des savoirs existent."

    Notre avis : Voilà un film qui fait réfléchir et éveille les consciences !! Ce qui n'est pas sans rappeler un autre film de Coline Serreau, La Belle verte, pour ceux qui connaissent... Au-delà de pointer du doigt la capitalisme et ses méfaits sur l'agriculture actuelle, le film de Coline Serreau propose de vraies solutions à travers des initiatives qui fonctionnent et sont faciles à mettre en place. "Solutions locales pour un désordre global" laisse un réel sentiment d'espoir et l'envie d'agir. Si vous ne l'avez pas encore vu, c'est le moment ! N'attendez plus 
    Si vous ne pouvez pas acheter le DVD, à Natura Ventoux nous pourrons vous le prêter. Aucune excuse pour ne pas le voir !


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  • Vendredi 2 décembre 2011 à 18h, la Médiathèque de Montbrun les Bains et le Comité culturel et festif de Reilhanette vous proposent une soirée Contes et Rencontres avec Frédéric Naud et son spectacle humoristique.

    Contes et rencontres à Reilhanette

    Une silhouette de jeune homme soulignée par des souliers rouges, une voix au timbre profond, un regard planté dans le vôtre, Frédéric Naud est prêt à en découdre avec Dieu, la vie et la mort, en mêlant ses souvenirs d’enfance au questionnement de l’homme qu’il est devenu. Il impose sa présence sans détour et, quand il s’adresse au jeune public, c’est avec la même conviction et une surprenante douceur.

    Au début des années 90, Frédéric s’installe en Nouvelle-Calédonie. Il est initié au conte pendant deux ans par Saoulo Helloa, conteur canaque, et découvre avec lui une parole ancestrale, profonde et simple. La mélopée des vieux conteurs canaques assis à même le sable, imprègne aujourd’hui encore ses histoires. A partir de 1996 en Métropole, il explore la matière des contes et raconte à tous vents. En 2000, il rencontre Henri Gougaud. Il suit ses ateliers, écrit ses premiers textes pour adultes et se prend à rêver d’une trilogie sur son enfance et Villedieu-la-Blouère, son village natal. "Ma Mère l’Ogre" voit le jour en 2002, "Le Grand Merdier" est crée en 2005 et "Le Sourire du Fou" en 2008.

    Tarifs d'entrée : 8 €.

    Organisé également dans le cadre du Téléthon. Renseignements à la Médiathèque de Montbrun les Bains au 04 75 28 82 98.


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    À l’usage des sceptiques (et néanmoins consommateurs)

     

     

    Quels sont les fondements de l’agriculture biologique ?

     

    AB, c’est le nouveau nom que l’on donne à l’agriculture séculaire, par opposition à une agriculture dite « traditionnelle », qui n’a que 60 ans d’existence. Cette dernière sorte d’exploitation de la terre n’a rien de traditionnel ; c’est un terme qui conviendrait mieux à l’agriculture biologique, en vérité. Etrange situation de notre époque, qui doit retrouver, réinventer une agriculture vieille de 10000 ans, en lieu et place d’une agriculture moderne, c’est à dire productiviste, si jeune, et pourtant déjà morte.

     

    Il ne fallait rien attendre d’autre de la part d’un nourrisson allaité aux mamelles noires de la guerre. En effet, cette agriculture « traditionnelle », c’est l’enfant, l’héritage de la 2nde guerre mondiale. En 1945, lorsque la guerre semble se retirer, elle laisse sur place son atelier : un attirail industriel tourné vers la destruction. Nous avons façonné l’agriculture moderne à cette forge. Les explosifs firent d’excellents engrais, les véhicules de guerre se muèrent en tracteurs, moissonneuses, batteuses… Cette agriculture est sortie tout armée du cerveau de ses pères, comme l’Athéna de la mythologie grecque, prête à faire la guerre à la terre qui nous nourrit. Comment s’étonner alors, 60 ans plus tard, de voir les champs de nos grands-parents devenus des champs de bataille, nos villages des ruines et la terre, autrefois si généreuse, agoniser au seuil de nos villes ? Comme dit le poète, le ventre n’était pas mort d’où sortit la bête immonde. Rien ne se perd, tout se transforme. C’est un adage bien connu, il s’applique à merveille à la guerre, cette chimère protéiforme qui sans cesse renaît car l’esprit guerrier toujours l’engendre.

    Vaporisation d'engrais chimiques dans un champ

     

    C’est pourquoi, si l’on doit définir l’agriculture nouvelle que nous voulons, il faut la dire avant tout pacifique. Voulons-nous changer l’agriculture, il faut changer l’Homme. Voulons-nous réenchanter le monde, comme on l’entend souvent dire, il faut à cette symphonie un prélude individuel, intérieur. Nous devons étouffer en nous cette voix discordante qu’est l’esprit belliqueux. Aucune solution technique ne remplacera ce changement premier. Pire, bien souvent la technique est ce chant des sirènes qui nuit à l’harmonie. Cessons de voir la terre comme une ennemie, rompons cette logique des combats. Si nous y arrivons, peut-être alors pourrons-nous réconcilier l’agriculture et la terre, et l’agriculteur le re-solidariser au sol, si j’ose dire (l’évolution des techniques agricoles depuis la deuxième guerre mondiale tend à affranchir toujours plus l’agriculture du sol et de ses pseudo contraintes. Cela semble être la ligne de conduite des politiques agronomiques, jusqu’à supprimer complètement la terre dans les cultures hors-sol).

     

    Cette problématique du sol, c’est le cœur de l’agriculture biologique. Nous devons réinventer notre relation à la terre. Pour cela, baissons les armes. Plus de traitements chimiques, plus d’engrais de synthèse, moins de violence pétroléo-tractée. Pour s’assurer du respect de ces préceptes, il faut un cahier des charges, un organisme de contrôle et un label. Est-ce pour autant le nouveau dogme agronomique, la nouvelle orthodoxie agricole ? Cela signifie-t-il un retour à la hache de pierre ou à la bougie, comme on l’entend dire ? Certainement pas. C’est un cadre, une base qui se résume en un mot : respect. Et cela n’empêche pas une synthèse intelligente avec certaines techniques modernes, certains outils classiques. Le « bio » c’est un principe intangible : la vie, son respect. Et donc le respect du sol, de la terre, cet élément qui fait la singularité de notre planète. Sans elle,  plus de vie hors de l’eau, un retour en arrière de 430 millions d’années, bien avant la bougie. Est-il besoin de rappeler l’étymologie du mot « homme », rattaché par sa racine au mot humus ? Ceci pour ne pas oublier que l’intelligence de l’agriculteur, cette activité qui fait le propre de l’Homme, ce n’est pas seulement l’innovation technique, c’est avant tout l’intelligence de la terre. L’intelligence de la terre, ça n’a rien d’intellectuel, c’est un principe qui se confond avec la possibilité de la vie et qui se passe du secours du raisonnement ; c’est une vertu.

     

    Comment avons-nous pu l’oublier ?

     

    Pour moi, ce qui précède concentre la signification profonde des deux lettres AB. Plus qu’un catalogue de directives techniques, le cahier des charges AB doit être un ensemble cohérent de règles morales. Voilà la vraie place du débat sur le « bio » selon moi.

     

     

    Pour revenir au début de cet article, il est clair que le mot « bio », dans son acception marketing ne veut rien dire, opposé à une agriculture dite « traditionnelle ». On devrait plutôt opposer agriculture vertueuse et agriculture vicieuse, et seule cette dernière mériterait une appellation, un logo.

     

    Un dernier mot pour justifier l’agriculture biologique d’une accusation qu’on lui porte trop souvent : il ne pourrait pas y avoir de « bio » à 100%. C’est un réflexe de consommateur qui ne se base que sur l’aspect marketing du mot, sans un regard au fond des choses, au principe.

     

    Sur le plan strictement marketing, le logo AB sans doute est un mensonge, une imposture destinée à duper les consommateurs crédules, les écolos, les bobos, les babs, les idéologues et tous les intra-terrestres qui se teintent plus ou moins de vert. Mais ceux qui soulèvent cet argument, sont-ils soucieux de vérifier la conformité de ce qu’ils consomment avec l’étiquette qui le vent ? Ou bien sont-ils soucieux de choisir un produit respectueux plutôt qu’un autre qui l’est moins ?

     

    Bien sûr qu’un produit n’est pas 100% bio quand le paysan voisin traite chimiquement ! Mais, a-t-on envie de dire, à qui la faute ? Qui empêche l’autre ? Qui est respectueux et qui ne l’est pas ? Acheter un produit bio ce n’est pas acheter une étiquette, c’est soutenir une démarche éthique. Acheter un produit bio ce n’est pas être un simple consommateur, c’est agir sur la société, c’est être citoyen. Peut-on sérieusement dire à un agriculteur bio, qui s’engage à produire une nourriture saine, en respectant au maximum l’écosystème, peut-on lui dire que son produit ne vaut rien ou qu’il est un attrape-nigaud, sous prétexte que le voisin traite chimiquement ? Peut-on sous ce même prétexte préférer le produit de ce même voisin, alors qu’il utilise un désherbant, si facile à appliquer (et dont la nocivité n’est plus à démontrer), quand l’agriculteur bio s’engage à désherber manuellement ou mécaniquement ? L’organisme certificateur est là pour s’assurer de la conversion de l’engagement en actes.

     

    Les personnes responsables et sensées comprendront sans doute que les enjeux dépassent les petites querelles commerçantes.

     

     

    Pour autant, l’agriculture bio n’est pas la panacée ni le remède à tous nos maux. Il ne suffit pas d’appliquer un cahier des charges pour que tout s’arrange en un claquement de doigts, sur des déclarations de principes. D’autres problématiques entrent en jeu qui viennent compliquer la présente : la production intensive, la monoculture, le délitement du tissu paysan… Autant de problèmes qui ne sont pourtant pas sans réponse, et qui feront l’objet d’articles prochains.

    La coccinelle meilleure que les insecticides !

    Article rédigé par Loïc Ardisson, adhérent et bénévole à Natura Ventoux.

     


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